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La difficulté d'accès aux données est l'un des principaux obstacles au développement de l’utilisation des SIG. Cette difficulté tient à des aspects techniques (formats), financiers (tarifs) et législatifs (propriétés intellectuelles, diffusion des données publiques), mais aussi à la méconnaissance des données existantes.

Le catalogue de données est le moyen d'améliorer cette situation. Il accompagne l'évolution à laquelle nous assistons aujourd'hui : le passage de la circulation des représentations - la carte toute faite - à la circulation des informations à partir desquelles seront faites les cartes.

La directive européenne sur les métadonnées (INSPIRE)

La directive INSPIRE, élaborée par la Direction générale de l'environnement de la Commission européenne, vise à établir en Europe une infrastructure de données géographiques pour assurer l’interopérabilité entre bases de données et faciliter la diffusion, la disponibilité, l'utilisation et la réutilisation de l’information géographique en Europe.

 

Elle s'appuie sur plusieurs principes fondateurs d'une infrastructure d'information géographique :

 

  • Les données géographiques doivent être collectées une seule fois afin d'éviter la duplication, puis stockées, mises à disposition et actualisées par l'autorité la plus compétente.

  • Il doit être possible de combiner facilement et de manière cohérente des informations géographiques provenant de différentes sources à travers l’Europe, et de les partager entre différents utilisateurs et applications.

  • Une information collectée par une autorité publique doit pouvoir être partagée par l’ensemble des autres organismes publics, quel que soit leur niveau hiérarchique ou administratif, par exemple des données de détail pour des enquêtes fines, et des informations générales pour des sujets stratégiques.

  • L’information géographique doit être disponible dans des conditions qui ne fassent pas indûment obstacle à une utilisation extensive.

  • Il doit être facile de connaître quelles sont les informations géographiques disponibles, à quels besoins particuliers elles peuvent répondre, et sous quelles conditions elles peuvent être acquises et utilisées.

 

Les catalogues de données géographiques

La réalisation d’un catalogue - celui d’un organisme comme celui d'un producteur de données géographiques - répond à un souci plus limité : connaître soi-même et faire connaître à d’autres les produits dont dispose un service, particulièrement ceux qu'il peut diffuser. Il ne s’agit donc pas de donner le détail de l’information disponible sur le produit, mais d’en indiquer les caractéristiques principales, afin de faciliter le choix des utilisateurs.

A partir de la norme européenne sur les métadonnées, l’AFNOR et le CNIG ont cherché à dégager les champs d’information nécessaires à la description minimale des données géographiques, dans le but d'en produire un catalogue. Les informations les plus utiles aux utilisateurs devant choisir entre divers lots de données ont été privilégiées, au détriment des champs trop complexes à remplir pour un producteur occasionnel.

Les besoins de métadonnées des producteurs et des utilisateurs

Les catalogues de données mobilisent deux groupes d'acteurs : les producteurs qui doivent documenter leurs données pour les faire connaître ; les utilisateurs, qui cherchent à apprécier si une donnée convient à l’usage particulier qu’ils veulent en faire.

Selon les cas, chacun de ces acteurs aura des attentes particulières vis-à-vis d’un catalogue.

Les utilisateurs auront, quant à eux, le souci de trouver dans un catalogue la réponse à une question du type " existe-t-il des bases de données concernant un territoire particulier, dont l'échelle et le contenu répondent à des besoins précis ?  et si oui, où et comment se les procurer ? ". Il leur faudra donc trouver, tout à la fois, des informations sur la qualité et les usages, des informations plus ou moins détaillées sur le contenu de la base, et des informations sur les conditions de diffusion de ces données.